mercredi 11 octobre 2017

To Digitalize or not to Digitalize...

De nos jours, une majeure partie des sociétés ont le mot digitalisation à l'esprit. Cela fait déjà quelques années que nous parlons de ceci au niveau IT, mais avec la venue de la 4e révolution industrielle (thème principal lors de l’Annual Meeting du World Economic Forum à Davos en 2016), ce sujet a pris une place prépondérante au niveau des décideurs d’entreprises, également en Suisse.

Cependant, je suis toujours très étonné de l'utilisation qui est faite de ce terme. Car, je trouve, qu’il est souvent utilisé à mauvais escient et reste somme-tout incompris. Mais alors qu'est-ce que la digitalisation ? Suivant le secteur d’activité et la sensibilité personnelle de chacun, cette définition peut varier. On trouve quantité de conférences sur le sujet, qui ont pour objectif d'expliquer, de vulgariser et d'aiguiller les décideurs en direction de la digitalisation de leurs entreprises.

Je désirais faire ce "papier" non pas pour expliquer ce qu'est la digitalisation, je n'aurai pas la prétention d’avoir une meilleure explication que les spécialistes du domaine, mais pour donner un regard un peu plus pragmatique et établir rapidement quelques constats liés à des expériences vécues sur le terrain, et ainsi peut être donner quelques pistes de réflexion plus générales pouvant être utile avant de se lancer dans un tel changement au sein de sa société.

Tout d’abord, la transformation numérique d'une société ne se fait pas du jour au lendemain. Cela requiert, à mon avis, une grande préparation et surtout de repenser en premier lieu les processus et méthodes de travail au sein de l’entreprise, et seulement dans un deuxième temps de communiquer et/ou fournir des outils étant destinés aux clients de la société.

A l'heure actuelle, nous voyons trop de sociétés pensant que digitaliser leurs produits et services équivaut à offrir un platform web à leurs clients et s'arrêtent là dans leur démarche, laissant ainsi leurs clients frustrés, souvent avec une solution boiteuse entre les mains !

Pour illustrer ceci, cette approche me fait penser à une publicité[1] de Peugeot du début des années 2000 où un indien, visiblement fan d’automobile, essaie de façonner sa voiture à l'image d'une Peugeot 206. Le but derrière sa démarche étant bien entendu de moderniser sa voiture avec les moyens qu'il avait à disposition. Même si le resultat est proche, ce n'est pas pour autant qu'à la fin du processus, il possède une 206!

En effet, certaines entreprises ont une approche traditionnelle qui est fonctionnelle et reconnue, mais essayent malgré tout d’emboiter le pas à la digitalisation en ne retravaillant que la façade.

Cependant, cette approche est, à mon avis, vouée à l’échec, car les fondations ne seront pas présentes. La digitalisation doit être pensée au niveau des projets, au niveau du métier, ainsi qu'au niveau culture de l'entreprise.

Reprenons l’exemple de la voiture, retravailler la façade, équivaut à retravailler la carrosserie, mais en réalité qu’est-ce qu’on retrouve également dans une voiture ?
  • un moteur ? oui !
  • un système électrique ? oui, aussi !
  • des organes de transmission ? également !
  • une climatisation,
mais pas que... la voiture, c’est le produit fini, délivré au bout de la chaîne de valeur, qui aura passé par différentes étapes, impliquant divers partenaires, diverses équipes et employés à tous les niveau de l'entreprise :
  • R&D au travers un « concept car », présenté et retravaillé à de multiples reprises avant de prendre la forme définitive, et des années d’ingénieries dans différents domaines (aérodynamique, matériaux, mécanique, …) ;
  • Production : les processus de fabrication adaptés aux technologies mise en place ;
  • Marketing ;
  • Logistique ;
  • Vente ;
  • Services ;
Pour mettre en place une stratégie de digitalisation, il doit y avoir une reflexion approfondie permettant de repenser l'entreprise à la source, au travers des tous les processus qui compose la chaînes de valeur.

Pour certains secteurs, cela sera plus facile, car les produits ou services sont un peu plus prédestinés à la digitalisation que d’autres.

Voici quelques pistes de réflexions pour aborder cet important virage au sein de nos entreprises:
  • la digitalisation devrait être profondément ancrée dans la culture de l'entreprise ;
  • les décideurs, managers et employés doivent y adhérer pleinement dans leur rôle et tâches quotidiennes au sein de la société ;
  • les processus internes doivent être retravaillés de manière à pouvoir répondre de manière efficiente aux demandes des clients ;
  • qui dit digitalisation, dit traitement numérique des données, l’automatisation de certaines tâches doit y être intégrée, au niveau des infrastructures, mais pas que… la questions à se poser, la tâche est-elle suffisamment générique pour pouvoir la traiter automatiquement sans interventions humaine ? Des technologies existantes et futures liée au blockchain pourront probablement aider dans certains domaines.
  • le challenge sera de repenser les emplois en sein de sociétés ;
  • la digitalisation va aussi flirter avec le Big Data, dès lors la gestion des données doit être claire et précises, à l’heures de la GDPR européenne, mais aussi de la révision de la LPD suisse, il n’y doit plus y avoir d’incertitudes dans le traitement de ces données digitales, qui pour certaines peuvent être sensibles.
  • il ne faut pas non plus négliger l'aspect sécuritaire qui est liée a cette transformation numérique, car nous allons avoir à faire à de plus en plus d'objets connecté (IoT ou Internet of Things), qui vont nécessiter de nouvelle mesures pour protéger les infrastructures, ainsi que l'intégrité des systèmes utilisés.
Si elle est correctement réfléchie, la digitalisation peut offrir un avantage concurrentiel, par rapport aux concurrents, car dans la quête de la proposition de valeur, cette approche permet de mieux cibler et traiter les attentes des clients. Mais attention à ne pas produire l’effet inverse, en négligeant certains aspects essentiels liés à cette stratégie numérique.

mercredi 4 janvier 2017

Tous nos voeux pour 2017



INOMATION et son équipe désirent vous adresser ses meilleurs vœux en ce début d'année 2017.

C'est également l'occasion pour nous de vous remercier de votre confiance qui nous a permis d'avancer ensemble, main dans la main, d'accomplir bon nombre de choses et ce, grâce à cette relation de proximité que nous avons tissée avec vous tous, clients, partenaires, fournisseurs, relations et amis, durant 2016.

Nous nous réjouissons d'ores et déjà de continuer le chemin avec vous et souhaitons que ce "Cru" 2017 soit une année remplie de succès, de réussite, de bonheur et de santé.

Votre team INOMATION




jeudi 1 septembre 2016

INOMATION @ VMworld 2016



VMworld c’est parti !  

Cette année VMworld 2016 se tient à Las Vegas au centre des congrès Mandalay Bay. 

Plus de 23'000 participants (tout type confondu : partenaires, clients, employés…). Je vous laisse imaginer l'infrastructure nécessaire pour accueillir autant de monde.

Pourquoi me suis-je inscrit à VMworld US plutôt qu’à sa version Européenne ? 

Pour les raisons suivantes :
  • vision d’un marché différent de notre marché local ;
  • les US est un marché de composé de « early adopters » ;
  •  accès à des ressources ayant déjà appliqué certaines technos n’étant qu’au stade de concept ou rumeur sur le marché suisse ;
  • découverte de nouveaux produits et services qui sont peu, voire pas présents sur le marché européen ;
  • dépaysement (cette raison-là est purement personnelle).
Une des motivations pour la création d’INOMATION était la volonté d’aborder les infrastructures IT d’une manière différente : sortir de l’IT traditionnel et mettre en avant l’automation. Cette automation doit permettre aux entreprises de se recentrer sur leur métier en limitant progressivement les tâches manuelles et répétitives qui sont indéniablement chronophages et coûteuses.

Lors de ces deux premiers jours de conférences, j'ai pu constater que notre vision semble être bonne et cohérente. Au cours d'un certain nombre de discussions avec d'autres participants, j'ai pu me rendre compte, qu'à VMworld, le sujet de l’automation y est omniprésent et très important (pour les clients et sociétés, au US, du moins).

Ainsi:
  • Devops ;
  • NSX ;
  • Cross-Cloud computing ;
  • Workspace One (end user computing) ;
  • vRealize Automation ;
sont les maîtres mots lors de cette édition de VMworld.

source : VMworld 2016 General Session Video
source : VMworld 2016 General Session Video

source : VMworld 2016 General Session Video

Lundi

Au cours de la keynote d’ouverture, Pat Gelsinger (CEO de VMware) a donné quelques chiffres intéressants concernant l’évolution du « IT Workload » au sein des différents types d’infrastructure (public cloud, private cloud, traditional IT) :

source : VMworld 2016 General Session Video

Ces chiffres laissent entrevoir les possibilités futures et ce que vont probablement devenir nos infrastructures au cours des ces prochaines années.

Une deuxième série de chiffres, que personnellement je trouve intéressants, c'est le classement des types d'industries qui ont pris le chemin du cloud :

source : VMworld 2016 General Session Video

Je me plais de constater que le secteur bancaire se trouve à la quatrième place. Cela est très intéressant et me permets de me poser la question suivant : pourquoi les banques sur le marché IT américain sont moins craintives de partir sur des solutions cloud (d'un point de vue purement technique, hors regulation ou autre règle de compliance) ? Une début de réponse pourrait se trouver dans les domaines suivants : NSX, Automation, DevOps, Control. 

Pour ceux qui ont le temps, voici la vidéo de cette première keynote :

Mardi

De manière plus concrète, lors de la deuxième keynote, nous avons pu entendre des témoignages de société ayant implémentés ces concepts et automatisé leurs déploiements.
Certes, vous me direz que ces entreprises n’ont pas la même taille que nos entreprises (petit rappel, en suisse, selon l’OFS les PME (< 250 employés) forment plus de 99% des entreprises et génèrent deux tiers des emplois) mais elles ont intrinsèquement les mêmes problèmes et les mêmes besoins, qui sont, sans être exhaustif :
  • réduction des couts d’investissement et d’exploitation (CAPEX/OPEX) ;
  • amélioration de la sécurité et limitation du vol de données ;
  • amélioration des performances et de la flexibilité des infrastructures ;
  • simplification de l’utilisation et de l’accès aux infrastructures et applications pour les utilisateurs finaux.
VMware continue son évolution en direction de l’intégration des différents types de cloud.

Voici, là encore, la video complète de cette keynote : 

Quelques points en vrac

Au cours d'une session technique, nous avons eu le droit à un aperçu d'une future évolution de vMotion : Encrypted vMotion.

Voici deux slides donnant un bref aprerçu de cette évolution :

source : slides session - Getting the Most out of vMotion : Architecture, Features, Performance and Debugging

source : slides session - Getting the Most out of vMotion : Architecture, Features, Performance and Debugging

En définitive, jusqu'à maintenant, la qualité des sessions auxquelles j'ai pu assister (keynotes, breakout sessions) est exceptionnelle.

Ce qui me manque, et là, c'est le revers de la médaille d'être aux US, c'est de ne pas pouvoir échanger avec nos clients et partenaires locaux qui auraient pu participer à l'événement.

Je pense qu'alterner (1 année sur deux en Europe) pourrait être intéressant pour ne pas perdre de vue la réalité de notre marché tout en ayant cet aperçu plus global/internationnal lors de l'événement US.
 

dimanche 24 avril 2016

Une transition vers le DevOps




L’exploitation des réseaux d’entreprises n’a que peu évolué durant ces vingt dernières années. Les architectures actuelles, souvent dirigées par le choix du constructeur et limitées par des fonctionnalités souvent propriétaires, rendent ces réseaux peu agiles aux demandes toujours plus exigeantes du business.
Développé il y a presque dix ans déjà, le protocol OpenFlow a fait prendre conscience à beaucoup d’ingénieurs réseau de l’importance et surtout des avantages de découpler l’intelligence du réseau « Control Plane », de sa capacité à transporter le trafic « Data Plane ». L’ère du SDN (Software Defined Network) naissait.

Aujourd’hui, l’attrait de ces technologies est incontestable. Toutes les technologies cachées derrière ces termes qui depuis dix ans font le buzz (Cloud, SDN, NFV, DevOps etc.) ont un seul et même but : rendre les infrastructures IT plus agiles et dotées d’une meilleure connaissance des applications qu’elles hébergent.

La première étape de cette nouvelle façon d’aborder les systèmes d’information est l’automatisation des infrastructures IT. On parle alors de programmabilité des infrastructures. La convergence entre deux mondes, celui des développeurs et celui de l’infrastructure. Pour cela de nouveaux outils et de nouveaux métiers apparaissent sous la dénomination DevOps!

INOmation attache une grande importance à l'accompagnement des entreprises vers cette voie et plus particulièrement celles qui pour diverses raisons (confidentialité, maîtrise de la stabilité ou de l’évolutivité de leurs infrastructures) préfèrent l’évolution vers des infrastructures de type « Private Cloud » à l’externalisation de leur IT vers les offres de type « Public Cloud

jeudi 31 mars 2016

Relooking du site Web INOmation


Nous avons le plaisir de vous informer que durant ce week-end Pascal notre site internet a été relooké.
Nous avons également profité de cette occasion pour effectuer la transition vers notre nom de domaine en .swiss.

Retrouvez-nous, dès à présent, sur http://www.inomation.swiss

Votre team INOmation.